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Pandémie grippale : le nouveau plan est arrivé !

Le plan Pandémie grippale de 2009 est abrogé et remplacé. Le millésime 2011 est fondé sur deux axes, « la flexibilité et l’adaptation aux caractéristiques de la pandémie ». Il s’appuie en outre sur les collectivités locales et la médecine de proximité.

Les pouvoirs publics semblent donc avoir retenu les leçons de l’échec du plan Pandémie de 2009 et surtout de la dispendieuse campagne de vaccinations. Le ministère de la Santé vient du reste d’achever de détruire les stocks de vaccins inutilisés et périmés.

Contrairement à sa version précédente, le nouveau plan national de prévention et de lutte Pandémie grippale, préparé sous l’égide du Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN), n’est en rien une feuille de route dogmatique. Il ambitionne, au contraire, d’être un guide d’aide à la préparation et à la décision pour l’ensemble des acteurs avec, à chaque stade, des options, des fiches de mesure et des guides méthodologiques.

Sur cette base, c’est désormais aux préfets (zones de défense et départements) et aux directeurs généraux des ARS d’élaborer la déclinaison territoriale de ce plan national. Une circulaire leur a été adressée à cet effet et ils ont jusqu’à la fin de l’année prochaine pour s’exécuter.

Avec, en ce qui concerne la démarche, un bouleversement radical : désormais, « l’implication des collectivités territoriales, de la population et des professionnels de santé dans la préparation des dispositifs opérationnels de réponse constitue une étape indispensable », soulignent les ministres de l’Intérieur et de la Santé. Et ce, même et peut-être surtout au niveau local.

Autre changement de perspective, si une campagne de vaccinations exceptionnelle s’avérait nécessaire, le plan d’organisation au niveau des territoires devrait « principalement s’appuyer sur les capacités de vaccination existantes, en particulier celles de la médecine libérale ». Ce sera notamment le cas lorsqu’il s’agira de réduire, par la vaccination, les risque de décès et de formes graves de la grippe.

Le recours aux centres de vaccination prévus à cet effet, solution imposée en première instance en 2009, ne se justifiera dorénavant que si l’objectif est de maîtriser la dynamique de l’épidémie, ce qui nécessitera alors de vacciner un maximum de populations en un minimum de temps.

Enfin, autre mesure importante de ce plan, il est prévu d’organiser un réseau de laboratoires de biologie médicale hospitaliers pour la détection des cas. Face à l’apparition d’un nouveau virus, il s’agit de mettre en place, précise le plan, un « dispositif permanent de réponse basé sur des laboratoires hospitaliers en capacité de réaliser des tests moléculaires (RT-PCR) dans des enceintes de sécurité biologique de niveau 3 ». Ce réseau sera coordonné par le Centre national de référence des virus influenzae.